Interview de Brigitte Azoulay (BA), mentor du programme
et Sandrine Tremblay (ST), mentorée du programme
par Camille Le Marrec, Référente du groupe DFCG Avenir

Pourquoi avez-vous rejoint le programme de mentorat ? Quelles étaient vos attentes au départ ?
BA :
Après plusieurs années passées à recruter, manager et accompagner des équipes pluridisciplinaires en contrôle de gestion et en finance, j’ai ressenti le besoin de transmettre.
Mon objectif était de partager mon expérience, ma vision du métier et d’apporter aux mentorés une prise de recul sur leur parcours, leurs questionnements professionnels et leurs choix de carrière. J’attendais de cette démarche un échange enrichissant, basé sur la bienveillance, le partage et la réflexion.
ST :
Après plus de quinze années passées dans des fonctions de conseil, de pilotage commercial et de direction de comptes clients, j’ai choisi de me réinventer et d’réorienter ma carrière vers le métier du contrôle de gestion. Cette transition s’est accompagnée d’un MBA « Expert Contrôle de Gestion & Audit Finance » et d’une montée en compétences sur la Business Intelligence, ce qui me permet d’avoir une approche moderne sur les reportings tout en renforçant la fiabilité des indicateurs pour le pilotage de la performance.
Depuis quatre ans, j’interviens en qualité de contrôleur de gestion, notamment dans des environnements industriels. Lorsque la DFCG a proposé le programme de mentorat, j’y ai vu une opportunité rare : pouvoir échanger librement avec un pair très expérimenté, bénéficier d’un regard extérieur et accélérer ma progression. J’attendais à la fois un approfondissement technique — notamment sur les interactions entre contrôle de gestion, comptabilité et pilotage de la performance — et un accompagnement sur les soft skills indispensables à un rôle de business partner.
Est-ce que le matching vous a semblé pertinent par rapport à vos attentes initiales ? Comment décririez-vous la relation avec votre binôme aujourd’hui ?
BA :
Le matching s’est fait de manière très naturelle dès les premiers échanges.
Après un premier entretien informel destiné à mieux nous connaître et à clarifier nos attentes respectives, nous avons rapidement défini des objectifs concrets, notamment sur une montée en compétences sur des sujets techniques précis.
Nous avons travaillé à la fois sur le développement des compétences techniques — analyse de problématiques financières, compréhension des enjeux du métier — et sur les dimensions comportementales, avec un focus sur la posture de Business Partner, la valorisation de ses compétences gestion de projets, de sa forte appétence pour les systèmes d’information et de sa capacité d’adaptation et rapidité d’analyse des situations du métier du contrôleur de gestion, en pleine transformation.
Aujourd’hui, la relation est basée sur la confiance, une grande qualité d’écoute et une disponibilité mutuelle, favorisant des échanges ouverts et constructifs.
ST :
Le matching a été particulièrement pertinent. J’ai eu la chance d’être accompagnée par un mentor local, ce qui a facilité la régularité et la qualité de nos échanges. Brigitte possède un parcours inspirant en qualité de Directrice Financière et Directrice Contrôle de gestion au sein de grandes entreprises, avec une vision très opérationnelle et stratégique du métier.
Notre relation s’est construite naturellement, dans un climat de confiance et de transparence, et s’est enrichie au fil des séances.
Qu’est-ce que le mentorat vous apporte concrètement aujourd’hui (sujets abordés, prises de recul, apports clés) ?
BA :
À titre personnel, transmettre mon expérience managériale et technique à travers des mises en situation concrètes est particulièrement enrichissant.
Pour le binôme, nos travaux portent à la fois sur les hard skills (réflexions autour de problématiques financières, échanges sur les enjeux du métier) et sur les soft skills, et sur les soft skills, notamment la mise en valeur de ses compétences à travers la préparation de présentation.
ST :
Le mentorat m’apporte une véritable prise de recul sur ma pratique professionnelle. Nous abordons des sujets très concrets :
- Articulation entre contrôle de gestion, comptabilité et pilotage financier
- Posture du business partner
- Structuration des analyses financières
- Projection de carrière.
Ces échanges me permettent de consolider mes acquis, d’élargir ma vision du métier et d’affiner mes choix professionnels.
En quoi cette expérience est-elle utile dans votre quotidien professionnel ?
BA :
N’étant plus en activité professionnelle aujourd’hui, cette expérience me permet de rester connectée aux enjeux actuels des métiers de la finance, de continuer à échanger avec des pairs et surtout d’accompagner des professionnels dans leurs réflexions et leurs trajectoires. C’est une démarche très stimulante et porteuse de sens.
ST :
Cette expérience nourrit directement ma manière de travailler. Elle renforce ma capacité à structurer mes analyses et à mieux articuler les enjeux financiers avec les enjeux opérationnels. Elle m’aide également à affirmer ma posture, à gagner en assurance dans mes interactions avec les directions et à mieux valoriser mes compétences hybrides finance/data
En quelques mots, comment résumeriez-vous cette expérience ?
BA :
Une expérience humaine riche, basée sur le partage, la transmission et la confiance, qui crée de la valeur aussi bien pour le mentor que pour le mentoré.
ST :
Une expérience profondément humaine, enrichissante et structurante. Au-delà du mentorat, une véritable relation de confiance s’est créée — nous sommes devenues très proches.


