« Les semaines à venir vont être cruciales pour de nombreuses entreprises »

Entretien avec Guy Degeorges, Président du groupe DAF à temps partagé

Contribuer au bien commun. C’est ce qui a conduit à la création du projet DAF for GOOD I Covid-19, pour orienter les entreprises dénuées de compétences internes à élaborer leur stratégie financière de reprise post confinement. La proposition est simple : un entretien gratuit avec un DAF à temps partagé de la DFCG. Explications par Guy Degeorges, président du groupe DAF TP de la DFCG.

Guy Degeorges comment est né le projet DAF for GOOD I Covid-19 ?

Nous avons tous été littéralement sidérés par la soudaineté et la violence de la crise économique à laquelle nous nous sommes trouvés confrontés.

Avec une injonction immédiate : celle d’accompagner nos clients pour mettre en œuvre les mesures d’urgence.

C’est un moment où nous avions particulièrement besoin d’échanger à propos des situations inédites que nous rencontrions. Et notre groupe DAF à Temps Partagé (DAF TP) de la DFCG a particulièrement bien joué ce rôle. Nous nous sommes régulièrement retrouvés en visioconférence. Avec une question récurrente : comment contribuer à la reprise au sortir du confinement ?

Car nous sommes tous conscients que les semaines à venir vont être cruciales pour de nombreuses entreprises. Fragilisées et endettées, elles vont devoir trouver rapidement des solutions financières, se restructurer, voire revisiter leur business model pour passer le cap.

Préserver notre économie et l’emploi, c’est l’affaire de tous. Nous ne pouvions rester inertes. Nous avons voulu ainsi contribuer à notre manière au bien commun.

Nous avons donc imaginé une réponse souple et agile afin de pouvoir proposer des consultations gratuites aux dirigeants qui leur permettent de formuler leurs interrogations et y trouver de premières réponses.

Toutes les entreprises peuvent faire appel à DAF for GOOD ?

Si cette proposition est ouverte à toutes, celles qui ont le plus besoin de notre aide ce sont les PME qui ne disposent pas de direction financière en interne en mesure de structurer un pilotage et une stratégie financière.

Quelles sont les principales problématiques rencontrées par ces entreprises ?

La question principale tient au besoin de liquidités pour faire face à la lenteur de la reprise. Les pouvoirs publics ont certes été généreux. Mais désormais, certaines PME se retrouvent avec des avances de trésorerie sans savoir vraiment combien de temps cela pourra suffire.

En temps normal, trop d’entreprises naviguent à vue, l’œil sur leur compte en banque et sans indicateur fiable.

Or, avec cette crise totalement atypique, nombre de dirigeants ont perdu leur mode intuitif de pilotage. Dans ce cas de figure, il n’y a pas 36 solutions : il faut se doter d’indicateurs fiables et adaptés au contexte.

C’est ce que vous avez constaté avec l’arrivée des premières demandes ?

Les premières demandent vont effectivement dans ce sens. Les chefs d’entreprise veulent mesurer leur cash burn et, en fonction de cela, trouver des stratégies pour l’après.

D’autres encore veulent procéder à une restructuration de leur financement. Or ce sont des processus qui demandent plusieurs semaines voire plusieurs mois. Il est donc plus qu’urgent de débuter la réflexion dès à présent.

Comment faire pour bénéficier de cette consultation gratuite ?

C’est on ne peut plus simple : Il suffit de se rendre sur le site www.dafforgood.fr. Puis de renseigner un dossier confidentiel qui comporte des questions clefs afin que nous puissions faire une première analyse de la situation. A la fois pour trouver le DAF TP le mieux adapté au contexte, mais également pour gagner en temps et en efficacité lors de l’entretien.

Il y a donc un temps de préparation en plus de l’entretien lui-même. Ce qui mobilise de l’énergie. Les DAF TP y sont prêts ? 

Il y a une vraie volonté de participer au bien commun dans notre communauté professionnelle. En cela, nous avons été confortés par des dizaines de DAF TP qui se sont immédiatement portés volontaires sur le site. Et, au nom de la DFCG, je veux naturellement les en remercier.

Une fois la demande de l’entreprise formalisée, vous sélectionnez donc un DAF TP pour y répondre ?

En effet, nous sélectionnons le DAF TP qui correspond le mieux à chaque besoin. Tout en privilégiant les DAF TP labélisés et ce, pour une raison simple : le label est réservé aux professionnels formés, expérimentés, souscrivant à notre charte de déontologie ainsi qu’à une assurance RCP. Pour obtenir le label, ils ont dû faire la démonstration d’une solide expérience en entreprise, en particulier en matière de prévision de modèle d’affaires et d’obtention de financements.

Quels sont les premiers retours ?

A la lecture des premiers questionnaires de satisfaction, ces retours sont très positifs.

Les chefs d’entreprises trouvent avec ces entretiens les conseils concrets qu’ils recherchent.

A vrai dire, je n’en suis pas étonné : les DAF à temps partagés sont des entrepreneurs indépendants qui ont l’habitude de mettre en œuvre des mesures dans l’urgence : faire un prévisionnel express, trouver des financements en quelques jours avec lucidité…

Et pas de langue de bois, ils parlent cash, dans tous les sens du terme !


Comme il aime le dire, Guy Degeorges a « choisi la liberté » en 2009 pour devenir DAF à temps partagé après 20 ans de direction financière en groupe (Lagardère…) et PME, notamment dans le secteur du BTP.

Il accompagne essentiellement des starts up et des entreprises culturelles.

Diplômé de l’ESCP, il enseigne la gestion au CNAM et SKEMA Business School

Publié le 24 juin 2020.

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