Le pessimisme est d’humeur

Par Nicolas BOUZOU et Christophe MARQUES le 8 novembre 2011 

 

On le craignait et cela semble se préciser. À en croire les indicateurs avancés, la France pourrait connaître une légère contraction de son activité au quatrième trimestre. Le climat des affaires, mesuré par l’Insee, s’est dégradé en octobre. Les nouvelles ne sont pas meilleures du côté de l’Europe, où l’indice des directeurs d’achats (PMI) est également en recul. Depuis le début de l’année, les perspectives de croissance économique pour 2011 et 2012 n’ont cessé d’être revues à la baisse. En outre, deux des trois agences de notation, Moody’s et Standard & Poor’s, ont annoncé une possible dégradation de la note souveraine de la France dans les mois à venir. La France bénéficie actuellement de la note maximale, AAA, lui assurant ainsi des taux d’emprunt assez bas sur les marchés. Si l’État désire conserver cette note, il devra impérativement assainir ses comptes, en augmentant les impôts et en réduisant ses dépenses. Problème, une rigueur excessive bridera l’activité économique, déjà vacillante, ce qui ne ferait qu’aggraver la situation.
Le mauvais mois d’octobre et le pessimisme sur l’avenir s’observent dans notre baromètre des dirigeants finance-gestion. Les entreprises sondées n’ayant pas atteint leur résultat prévisionnel sont plus nombreuses qu’au mois précédent (+1,1 %). À l’inverse, les dirigeants déclarant un résultat supérieur aux prévisions sont moins nombreux (-6,6 %). Traduisant leur appréhension de l’avenir, ils sont moins soucieux d’investir et de développer leurs activités (-8,1 % et -4,7 % respectivement). D’ailleurs, les budgets alloués aux investissements tendent à se réduire. Cette appréhension se retrouve également dans la préoccupation croissante pour nos sondés de la maîtrise des charges (+8,9 %). En outre, les dirigeants finance-gestion ayant diminué les effectifs de leur équipe sont nettement plus nombreux qu’en septembre (+9,5 %).
La démarche fast close (fermeture rapide des comptes) permet aux entreprises d’avoir une information rapidement disponible sur leur situation. Malgré son utilité en temps d’instabilité économique, moins de la moitié de nos sondés y ont recours (44,3 %). Enfin, pour près des trois quart des sondés, un guichet unique Oséo/CDC Entreprises/FSI n’aurait pas d’impact sur le développement de leur société.

Pour découvrir les résultats du baromètre DFCG-Option finance-Astérès-FWA d’octobre (publiés en novembre 2011), cliquez ici.

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