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Implantation des services en France : 1er baromètre

Contact : DFCG

Sièges, back office, R&D : la localisation d’un centre de service est un choix important pour une entreprise. Sur lequel, peu n’avait jusqu’alors été dit. Avec le 1er baromètre sur l’implantation des services en France, l’Association des directeurs immobiliers (ADI) et EY, auxquels la DFCG a apporté son concours en permettant aux dirigeants financiers d’entreprise de participer à l’enquête, apportent de précieux renseignements. Entretien avec Laure-Reine Gapp, déléguée générale de l’ADI pour un premier éclairage.

1/ Quel est l’objet de cette étude à laquelle a contribué la DFCG ?

Il s’agit du 1er baromètre d’implantation des services en France. Alors que de multiples classements expriment l’attractivité des villes, que des études et analyses font le point sur les mutations du commerce, de l’industrie ou la logistique, rien n’avait été dit sur les entreprises qui, chaque année, font le choix d’implanter ou étendre un centre tertiaire en France. Pourtant, depuis 2010, plus de 11000 implantations de type services (centre de décision, plateforme tertiaire, centre de recherche, d’innovation et d’ingénierie et bureau commercial) ont été menées en France, loin devant les mouvements observés dans l’industrie, le commerce ou la logistique. Ces activités sont profondément ancrées au cœur de nos territoires et fortement créatrices d’emplois : 367 575 emplois créés ou transférés entre 2010 et 2018, devant la production industrielle (236 111 emplois) et les points de vente (171 519 emplois).

 

2/ Quels sont les principaux enseignements de cette étude ?

L’objectif de cette étude est d’apporter un éclairage sur les dynamiques de développement des fonctions tertiaires et d’esquisser des pistes de collaboration entre dirigeants publics et privés pour l’avenir.

Nous pourrions résumer cette étude en deux idées forces neuves. Tout d’abord, elle met en avant que le capital humain et l’accessibilité sont au cœur des priorités des dirigeants. Plus de 90 % d’entre eux considèrent la disponibilité des compétences et la fiabilité des infrastructures (locales et nationales) comme les points critiques de leurs choix de localisation des activités de services de leur entreprise.

Ensuite, l’étude révèle aussi que la RSE est une donnée importante de la performance de l‘entreprise qu’elle soit vue des étudiants futurs actifs ou des décideurs économiques.

 

3/ S’agissant de la fonction finance, quels sont, selon vous, les principaux points de vigilance à prendre en compte pour réussir une opération d’implantation ?

L’intérêt de cette étude réside aussi dans la compréhension des critères de localisation des dirigeants lors d’un choix complexe de localisation ; des stratégies de localisation qui relèvent de décisions de direction générale, impliquant l’ensemble des fonctions de l’entreprise, en particulier les directeurs financiers, les directeurs des ressources humaines et, bien sûr, les directeurs immobiliers.

Le point de vigilance à prendre compte, est donc selon nous, la nécessaire coordination des directions internes (qu’elles soient RH, financière ou immobilière, ou encore de la communication) et des parties prenantes externes. En effet, un projet d’implantation trouve sa justification dans la recherche de la performance globale de l’entreprise. Cette recherche fait appel à la compétence immobilière et financière. Mais comme le démontre cette étude, les critères menant la décision d’implantation sont pluriels. Ils sont certes économiques – considérant le pur coût immobilier avant même les coûts RH – et d’ordre opérationnel (l’accessibilité et l’accès aux talents notamment). Mais l’enquête – qui a été réalisée auprès des adhérents de l’ADI, de la DFCG et des DRH dans le cadre de cette étude – fait aussi apparaitre que la décision d’investir sur un territoire ou un autre n’est pas uniquement orientée par des critères objectifs. Les critères dits qualitatifs s’incarnent notamment dans la recherche d’un territoire accueillant et durable.

 

4/ Quelles sont les axes de collaborations entre directeur immobilier et DAF ?

La fonction immobilière a évolué ces dernières années sous le poids de la financiarisation et de la compilation des normes réglementaires de l’immobilier. Cette direction consolide désormais, en son sein, des compétences expertes qui touchent tout autant l’asset, le facility, le property, que le project management. Nos dernières études le confirment ; la direction immobilière est le lieu de convergence des enjeux fondamentaux de l’entreprise et contribue à part entière à la stratégie de celle-ci. En ce sens, à l’ADI, nous avons la conviction, qu’il est impérieux de nous rapprocher d’organismes professionnels homologues, qui comme nous, défendent et accompagnent les professionnels qui font l’entreprise et les organisations. La proximité des sujets que nous traitons dans les directions immobilières, financières et RH, doit nous inciter à travailler et réfléchir ensemble à la façon de promouvoir une approche transverse et « transcompétence » des projets au sein des organisations. L’étude croisée des impacts des nouveaux modes de travail sur le modèle managérial des structures, nous semble, à ce titre, un sujet porteur de sens pour nos deux – voire trois avec la RH – fonctions.


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