Alain Legros, nouveau président de DFCG Midi-Pyrénées : une région vivante et dynamique
Des « Smart DAF V2.0 » !

Publié le 2 septembre 2026
Quelles sont les grandes étapes de votre parcours professionnel et personnel ?
J’ai d’abord mené une carrière pendant près de 25 ans dans un Groupe Industriel dans le secteur du BTP, très tourné vers l’international. Ce parcours m’a permis d’acquérir des compétences, d’enrichir mon savoir être, de découvrir du pays. L’intérêt de travailler dans une « World Company » est d’évoluer, d’additionner les expériences, se remettre en cause mais tout en restant dans un environnement pérenne. Ayant toujours la carte de la mobilité, je rejoins en 2012 la région toulousaine sans la connaitre. Je tombe sous le charme de cette région, et pas seulement parce que j’avais pratiqué le rugby.
En 2019, je franchi un cap et décide de quitter le Groupe COLAS pour travailler dans une structure type PME dans un secteur très différent : la gestion de centres commerciaux. Un véritable engagement pendant plus de trois ans en rupture avec mes différents postes. J’avais enfin une vision 360 complète du DAF et je percevais rapidement la portée de mes décisions. Travailler dans une PME en tant que DAF nécessite d’être en support du dirigeant, en proximité de ces équipes, en support des autres équipes et d’être un véritable « business partner » au service de la performance. En plus je couvrais l’IT. Expérience exigeante mais très formatrice, et à tout âge on apprend toujours.
J’occupe maintenant la fonction de DAF au sein de Paul Boyé, Groupe toulousain spécialisé dans les uniformes et les équipements de protection pour la santé, les forces de l’ordre, l’armée, la sécurité civile et les pompiers. Protéger ceux qui nous protègent. Beau challenge sur ce poste, intégration dans un nouveau groupe européen résolument tourné vers l’international et reconstitution d’une nouvelle équipe tout en animant avec le DSI et la Direction Générale les enjeux de sécurité et de transformation industrielle et digitale. Le niveau ETI correspond à une taille idéale pour moi. Pas trop d’inertie, des ressources suffisantes et une fonction de DAF pluridisciplinaire.
Comment avez-vous découvert la DFCG ?
J’ai pris attache auprès de la DFCG en 2013, six mois après être arrivé à Toulouse. Atterrissant en Occitanie en « tèrra desconeguda », il m’a paru opportun de passer la porte de cette représentation professionnelle. Je me suis rendu à la remise des trophées et tout de suite j’ai senti que cette Association était très vivante et donnait envie. J’ai donc fait la connaissance d’Annie Darmon, d’Anne Briqueteur et par la suite de Philippe Raynaud. J’ai adhéré à cette Association afin d’être connecté à un réseau entre pairs, de qualité et de proximité. J’ai par la suite participé à quelques évènements, mais également à l’AG de DFCG Midi-Pyrénées.
Avec le temps, j’ai tissé des relations professionnelles, mais également d’amitié. Car ce regard bienveillant est d’autant important dans un métier où être DAF est parfois très exigeant. Nous sommes amenés à porter des transformations et des décisions très engageante. Et, cela permet de se sentir un peu moins seul. En 2017, je participe au trophée DFCG Midi-Pyrénées. Expérience très enrichissante qui permet de mettre en lumière un projet, une fonction. Au-delà de mettre en avant la personne, la reconnaissance de ses pairs est toujours bien appréciée par les candidats, qui n’ont pas toujours l’occasion d’être sur le devant de la scène. En 2024, je rentre au Bureau en tant que Trésorier et en charge des partenaires. Ce qui permet de comprendre la partie « backstage » de l’Association, d’en comprendre les rouages de l’orga et voir les couts associés. C’est un échange avec les membres permanents, et ça m’emballe.
Qu’est-ce que la DFCG vous a apporté… et vous apporte ?
De l’échange, de la reconnaissance, des amitiés et de la bienveillance et l’envie de partager son expérience, d’enrichir les débats, d’aider les plus jeunes et les moins jeunes. Bien connaitre son territoire et les acteurs de notre profession. Des fondamentaux sur la CSRD, la RSE en général. Devenir contributeurs sur certains dossiers suivis par les Groupes nationaux DFCG a été très instructif.
La DFCG nous apporte un relationnel de qualité avec nos partenaires financiers qui nous suivent et nous accompagnent depuis très longtemps. C’est un levier de réseau très important qui permet d’être dans l’anticipation sur des sujets légaux, de transformation, mais aussi en matière de recrutement. Sur ce dernier point, nous nous apercevons que le monde est petit et que ce réseau permet un appui de taille en matière d’évolution de poste, de besoin, mais aussi d’écoute.
Notre relation avec les organismes de formation supérieure, notamment TBS, nous permet d’être à la pointe sur la recherche autour des nouveaux métiers de la finance, d’assurer en partenariat le suivi de jeunes diplômés avec le mentorat ou les remises de prix autour de leurs thèses ou des tables rondes.
Vous venez d’être élu Président de DFCG Midi-Pyrénées. Quels sont les projets pour 2026 ?
C’est avec beaucoup d’humilité que je prends aujourd’hui la présidence de DFCG Midi-Pyrénées. Je souhaite surtout saluer le travail remarquable de toute une équipe sous la houlette d’Anne Briqueteur, mais aussi des anciens Présidents, Philippe Raynaud et Annie Darmon. Qui ont fait et qui continuent à faire un boulot remarquable. J’aurai un grand besoin de leur soutien, et je sais pouvoir compter sur eux.
Grâce à leur engagement, cette Association est devenue un véritable lieu d’échange, de partage d’expériences et de développement professionnel. Nous avons aujourd’hui d’une organisation solide, dynamique et vivante. Je contribuerai à ce que cela continue. Elle doit être un espace où l’on apprend les uns des autres. Un lieu où l’on peut partager ses réussites, mais aussi ses interrogations. Un réseau où chacun, quel que soit son parcours ou la taille de son entreprise, trouve de la valeur et de l’inspiration.
Je souhaite que nous poursuivions cette ambition autour de quelques priorités simples. D’abord, renforcer les échanges entre nos membres et adhérents, retrouver ce lien. Aborder des thèmes qui parlent à nos adhérents, qui nous parlent et qui font sens avec les préoccupations des DAF et des DG. Quelques petites touches de nouveautés, de féminités, de la proximité avec nos partenaires et adhérents et sans oublier notre trophée.
En conclusion ?
Rester dans le continuum, retrouver du lien avec nos adhérents. Continuer à revitaliser le Bureau avec de nouveaux membres. Allier expérience et dynamique. Dans ce contexte, notre Association a un rôle essentiel à jouer, être des « Smart DAF V2.0 » avec pleins de sujets qui vont souvent bien au-delà du financier. N’oublions pas que nous œuvrons pour faire progresser humblement la communauté des DAF. Nous nous challengeons pour donner du sens. Faire un pas de côté, donner un autre prisme sur les sujets qui composent le quotidien des DAF.
Seuls, nous ne sommes pas grand-chose et je remercie tous les membres du Bureau DFCG Midi-Pyrénées, les permanents nationaux pour leurs très belles implications.




